Si nous considérons que la naissance de l’univers telle que décrit par Stephen Hawking et la théorie du Big Bang est exacte, cela suppose que l’explosion qui a démarré l’univers et son expansion a été déclenchée par un phénomène indépendant de l’espace-temps puisqu’il en est lui-même le résultat. Ce phénomène est intemporel. Il n’a pas de passé ni de futur. Il n’est que présent à l’infinie. Il est éternel. Il ne peut évoluer ni régresser puisque cela implique une notion de temps. Il ne peut avoir de densité ou de volume puisque cela implique des notions d’espace, de matière et de gravitation dont il est l’origine. C’est ici que Dieu entre en scène.
Ce Big Bang ne peut être le fruit du hasard puisque le phénomène qui a déclenché l’explosion doit être le résultat d’une volonté, d’un acte conscient et intelligent dont le but était de provoquer une réaction concrète et dans ce cas-ci, contrôlée et dirigée. L’expansion de l’univers obéi aux règles de l’évolution. En toute logique et suite à l’observation tangible de l’événement, nous pouvons considérer sérieusement que le Big Bang a été initié par une intelligence spirituelle, une sagesse active, un esprit énergétique de création qui est l’origine de tout ce qui se retourne vers lui pour exister. Il est inexprimable et indicible. Il est l’impensé origine de tout, irréductible à l’existant. Il ne peut être soumis aux lois de l’espace-temps bien qu’il puisse y participer par sa volonté. Cet esprit est celui qui est. Il n’a pas été et ne deviendra pas. Il est « l’Un-principe » du tout. La simple rigueur de la logique nous force à admettre ce principe de causalité qui provient d’une volonté exprimée par cette pure sagesse spirituelle insoumise à l’existant. La tradition hébraïque affirme que cet Un-principe qui ne peut pas s’appréhender par le langage, à révélé un nom pour se définir lui-même afin de se personnalisé et ainsi être identifié et reconnu par sa création, YHWH ce qui signifie « Je suis celui qui est. » L’Unique, le Créateur du tout.
Mais qui est celui qui est? Qui est ce Dieu, cet Un-principe qui est l’origine de tout ce qui existe? La discipline de la théologie naturelle que l’on nomme aussi la théodicée, donne une explication intelligible de ce qu’est Dieu. Il se défini essentiellement par le principe de causalité. Tout ce qui se meut est mû par un autre. L’être en mouvement n’est pas en mouvement par lui-même, il l’est donc nécessairement par un autre. Il n’y a pas d’être mobile qui soit indépendant. Il ne le peut pas parce qu’il ne peut être à la fois acte et puissance. Un être en mouvement est en puissance. Il ne possède pas encore la réalité vers laquelle il tend, il ne peut donc pas se la donner lui-même. Pour mouvoir il faut être puissance. Par exemple, une graine est en acte de vie végétale. Elle peut donc mouvoir les substances qu’elle trouve dans le sol et les élever par la puissance, à l’état de plante, de substance vivante. L’être contingent a une cause; le mouvement d’un être dépend d’une action du dehors. Le fait pour moi d’écrire ces lignes est un mouvement de puissance. Il ne se produit pas par lui-même, il est produit par une réflexion intelligente qui, pour s’exprimer, doit fournir les impulsions électriques à mon bras et à ma main afin de jeter sur le papier le fruit de cette réflexion. Il y a ici cause et effet de cette cause qui est la finalité de l’acte d’écrire ce texte.
Ainsi s’impose l’idée d’un Premier Moteur. C’est ce qu’est Dieu. Il est le Moteur suprême des choses en devenir. En tant que Premier Moteur, Dieu est Acte pur, sans mélange de puissance. L’Acte qui meut le monde n’est pas un acte reçu par une puissance plus élevée; il ne dépend d’aucune motion supérieure. En son Être même, il est absolument indépendant; Dieu est l’Être par soi. L’Acte suprême, cause première du mouvement, doit exister par lui-même. S’il existe par soi, il est infiniment parfait. Toute absence de perfection est un signe de contingence, d’un acte accidentel ou erroné. S’il est infiniment parfait, il est unique, car il possède en plénitude cette perfection qu’est l’unité. Un seul principe entretient les mouvements du cosmos comme la force de gravité, et aussi des esprits créés. D’ailleurs, plusieurs êtres absolument parfaits ne pourraient se distinguer les uns des autres, donc une pluralité de dieux est inconcevable.
Dieu est le Premier Moteur éternel et son action est transcendante aux actions des moteurs seconds. Son action s’exerce dans l’instant présent sur le devenir qui s’y produit. Cette action n’a pas été seulement lors du Big Bang, une impulsion première dont l’effet se serait maintenu de lui-même dans la suite des temps; l’action divine persévère pour que le devenir continue, jusqu’à sa finalité.
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